Méthode Foyer · cadrage WBS · arbitrage hybride
Le projet est un WBS : des stories, des passes d'agent, des tokens estimés. « Pourrai-je en répondre, et devant qui ? »
Le coût de fabrication se règle en deux devises qui ne s'échangent pas : le prix du token (l'inférence de l'agent) et le prix du binôme (la supervision humaine en pair programming). Le choix du modèle — souverain ou API tierce — passe d'abord par le veto lexicographique altérité → réversibilité → érosion → coût ; le prix ne parle qu'en dernier. Cadrage ancré sur le WBS go-live KoproGo v0.1.0.
01 Cadrage projet — WBS, passes d'agent, tokens estimés
Cochez les lots à inclure dans le périmètre (les retirer les sort du calcul). Réglez le binôme : salaire brut, heures/semaine, et solo ou binôme (deux développeurs au même clavier). Lisez les totaux — passes, tokens, heures — et le Gantt où chaque barre est une story positionnée en nombre de passes (le chemin critique est en orange).
C'est le poste du chef de projet. Au lieu de deviner un budget, il le dérive d'un WBS chiffré : Σ passes → Σ heures → coût. Inclure ou différer un lot (ex. Track I en v0.2.0) devient un arbitrage chiffré et visible, pas un pari. L'unité « passe d'agent » (un cycle RED→GREEN→REFACTOR→REVIEW) rend l'estimation comparable d'un projet à l'autre. Le choix solo vs binôme n'est pas qu'un coût : le binôme double la chaîne de répondre-de et son intervision intercepte le faux-vraisemblable de l'IA — le solo expose à un bus factor 1 et à une dette technique fulgurante.
02 Contraintes d'arbitrage — données, vetos, exposition
Déclarez la classe de donnée que l'agent voit pendant le build (porte 1 — altérité). Trois estimateurs guidés déduisent les autres leviers à partir de questions concrètes : réversibilité (profondeur, coût de sortie), érosion (durée de validité, enjeu légal) et exposition (volume × sensibilité × régime, ancrée sur les bases légales RGPD et la jurisprudence APD/ESRI). Réglez aussi les paramètres de la chaîne possédée si vous l'envisagez. Le réflexe « naïf » sert seulement à fabriquer un adversaire de comparaison.
C'est le poste de l'architecte solution à la conception. Il traduit une exigence (RGPD, NIS2, durée de validité) en contrainte machine — le veto — plutôt qu'en vœu. Principe clé : le plancher, pas le classement. Une exigence se règle en remontant un plancher (qui élimine), jamais par un score caché.
Le naïf prend simplement le moins cher à fabriquer, sans regarder les portes — c'est le réflexe d'achat le plus courant (et, en régime build, le plus cher coïncide avec le plus capable, car un modèle fiable demande moins de binôme). Aucun curseur à régler : décider en pondérant des critères est précisément l'erreur que le veto corrige. Le naïf sert seulement de repoussoir face au verdict Foyer.
03 La séquence de portes — où chaque modèle s'arrête
Chaque modèle avance de gauche à droite à travers les quatre portes. Un point orange = porte franchie ; un point rouge = veto, le modèle s'arrête là et est éliminé. Le numéro de la porte de blocage est rappelé sous le nom.
Rend l'élimination visible et traçable : on voit non seulement quel modèle est recevable, mais à quelle porte les autres tombent. C'est l'ordre lexicographique en image — l'altérité (le droit) avant tout, le coût en dernier seulement parmi les survivants.
04 Deux verdicts pour la même réalité
À gauche, le verdict d'un réflexe naïf (moins-disant, leaderboard ou équilibré — au choix dans le panneau 02). À droite, le verdict Foyer (veto lexicographique). Le bandeau signale une divergence (rouge) ou une convergence (vert). Choisissez le réflexe « Moins-disant » pour voir le naïf foncer sur le moins cher, même recalé.
Montre qu'aucun réglage de poids ne reproduit le veto : un veto est un poids infini. Le score naïf peut élire un modèle illégal ; Foyer ne le fera jamais. Quand aucune porte ne tombe et qu'il n'y a pas de risque, les deux convergent vers le moins cher — preuve que le cadre n'est pas dogmatique.
Classement naïf · score composite
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Verdict Foyer · veto lexicographique
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05 Coût de fabrication en deux devises —
La barre décompose le coût du modèle retenu en deux devises : tokens (l'inférence de l'agent) et binôme (la supervision en pair programming), plus l'infra prorata de la durée du build. Faites varier le périmètre WBS (panneau 01) : les deux barres bougent ensemble.
Rend tangible que les deux devises ne s'échangent pas : sur un build, le binôme écrase le token d'un à deux ordres de grandeur. Conclusion directe pour le décideur : ne jamais choisir le modèle d'un projet sur son tarif au token — c'est du bruit. L'arbitrage se joue sur le risque et la souveraineté.
Devise 1 = prix du token (inférence de l'agent). Devise 2 = prix du binôme (supervision pair programming). Elles ne s'échangent pas : sur un build, la seconde écrase la première.
06 Trois paliers de souveraineté — coût de fabrication vs coût du risque
Compare le choix naïf et le verdict Foyer sur deux colonnes qui ne vivent pas sur le même axe : le coût de fabrication (one-shot) et le coût du risque (annuel, par classe de veto). Réglez l'exposition (panneau 02) pour voir le second apparaître ; à zéro, seul le coût de fabrication parle.
Justifie la prime de souveraineté par le risque, pas par l'idéologie. Les trois paliers — API tierce, infra louée, chaîne possédée — se classent du moins au plus souverain. La chaîne possédée porte un CAPEX mais ramène le coût du risque au plancher : on loue le réversible, on possède l'irréversible.
Trois paliers, pas deux : API tierce → infra louée (souverain, hébergement loué) → chaîne possédée (serveurs achetés, maîtrisés de bout en bout). On loue le réversible, on possède l'irréversible. Le coût de fabrication est un one-shot ; le coût du risque, lui, court chaque année.
07 Lecture par rôle — piloter en continu, anticiper le TCO/ROI
Les trois cartes disent quel rôle pilote quels réglages : l'architecte pose les contraintes (panneau 02), le chef de projet chiffre le périmètre (panneau 01), le binôme CSI/Support recale en continu sur l'usage réel. Dans le bloc TCO/ROI, réglez l'horizon, la maintenance annuelle et le bénéfice attendu ; lisez le TCO et le ROI naïf vs Foyer.
Fait entrer le risque dans le TCO comme une ligne annuelle, pas une note de bas de page. Sur l'horizon, un modèle « moins cher à fabriquer » mais exposé devient le plus cher, et le payback bascule. Le binôme CSI/Support transforme les hypothèses (tokens/passe, supervision, exposition) en mesures — c'est la boucle agir → objectiver → ajuster du pilotage continu.
Le simulateur n'est pas une calculette isolée : c'est l'objet partagé d'une boucle agir → objectiver → ajuster. L'architecte pose les contraintes, le chef de projet calcule, et le binôme CSI/Support recale en continu sur l'usage réel — l'estimation prospective corrigée par le terrain.
À la conception, il traduit une exigence légale (RGPD, NIS2) en contrainte machine, pas en vœu : il fixe la classe de donnée (porte 1), les planchers réversibilité/érosion (portes 2-3), le palier de souveraineté visé et le CAPEX si chaîne possédée.
Il ne lit pas « le moins cher » mais l'enveloppe des modèles recevables — ceux dont on pourra répondre. Le veto devient un livrable de conception.
Il fixe le périmètre WBS (lots, stories) et le binôme (7000 €, 39 h), et dérive le budget au lieu de le deviner : Σ passes → Σ heures → coût en deux devises.
Il arbitre le périmètre en voyant le coût bouger — inclure Track I ou le différer en v0.2.0 devient une décision chiffrée, pas un pari.
Le CSI (process & estimation) pose les hypothèses — tokens/passe, multiplicateur de supervision. Le Support (usage réel & doléances) renvoie le terrain — consommation observée, incidents, exposition constatée.
Ensemble ils recalibrent : sup et exposition cessent d'être des hypothèses, ils deviennent des mesures. Estimation prospective ⟲ usage rétrospectif.
TCO / ROI — le risque entre dans le calcul comme une ligne annuelle
08 Tous les modèles — attributs & coût objectivé
Le tableau complet : juridiction, réversibilité, érosion, prix au token, multiplicateur de supervision, coût de fabrication et statut Foyer. Les recevables sont en tête (classés par coût) ; les recalés sont barrés avec la porte qui les a éliminés.
C'est la trace de la décision — le « répondre-de » objectivé. On voit d'un coup d'œil l'enveloppe des recevables et la raison de chaque exclusion. Le multiplicateur de supervision rappelle qu'un modèle plus fiable coûte moins en heures de binôme, même si son token est plus cher.
| Modèle / déploiement | Juridiction | Rév. | Éros. | €/M tok | × supervision | Coût build | Statut Foyer |
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09 Quatre choses que ce simulateur objective
Quatre principes à retenir, chacun vérifiable en manipulant les curseurs des panneaux précédents. À lire en clôture d'atelier pour ancrer ce que les chiffres ont montré.
Transforme une démonstration chiffrée en doctrine transmissible : la devise binôme domine, le veto est un plancher (pas un score), posséder n'est pas louer, la passe d'agent est l'unité. De quoi repartir avec des règles, pas seulement un résultat.
Sur un build, la supervision pair programming (≈82 €/h pour deux devs à 7000 € brut) domine d'un ou deux ordres de grandeur le prix du token. Conclusion : ne jamais choisir le modèle d'un projet sur son tarif au token — c'est du bruit. L'arbitrage se joue ailleurs.
Chaque critère est un veto binaire (« veto, not score »). Une fois le plancher franchi, la réversibilité est acquise et ne reclasse plus les survivants : le coût seul décide. Surpayer de la réversibilité au-dessus du plancher serait du gaspillage — on loue le réversible au moins cher. Une exigence plus fine se règle en remontant le plancher, jamais par un score caché. C'est pourquoi sans veto ni risque, Foyer rejoint le moins cher.
Trois paliers : API tierce, infra louée, chaîne possédée. Le palier possédé porte un CAPEX, mais ramène le coût du risque au plancher (souveraineté de capacité). On loue le réversible, on possède l'irréversible.
1 passe = 1 cycle RED→GREEN→REFACTOR→REVIEW livrant une story (S=1·M=1·L=2 passes). Les tokens suivent les passes (≈150–300 K/passe) ; le Gantt mesure des passes, pas des jours. Changer le périmètre WBS déplace tokens, heures et donc les deux devises.
Pédagogique — WBS & budgets tokens d'après WBS_GO_LIVE_v0.1.0 + stories refonte-ux (Track I ≈ 2,1 M tokens / 10 passes). Coûts modèles à calibrer ; coût du risque = exposition × coefficient par classe de veto. Dérivé du Manifeste Maury / Méthode Foyer (CC BY-SA 4.0).